Le film a failli ne jamais sortir. Tourné à Tenerife en deux mois à peine, retenu plus d’un an en post-production, lâché par Lionsgate en pleine dégringolade, récupéré par Black Bear… In the Grey a eu une naissance compliquée. Ce qui, bizarrement, donne encore plus envie de le voir !
La sortie américaine est fixée au 27 mai 2026 en France, et la bande-annonce dévoilée en mars a confirmé ce qu’on espérait : du style, de l’élégance, un vrai sens du rythme, et des acteurs solidement dirigés. Difficile de demander plus à un trailer de deux minutes.
Le pitch est efficace dans sa simplicité. Une équipe d’agents d’élite opérant dans l’ombre est envoyée récupérer une fortune d’un milliard de dollars volée par un tyran sans scrupules. Ce qui commence comme un casse impossible dégénère en guerre totale, faite de stratégie, de déception et de survie. On n’est pas sur du Bergman, et c’est très bien ainsi.
Jake Gyllenhaal joue Bronco, un Américain sûr de lui, pendant qu’Henry Cavill campe Sid, un Britannique plus sobre, les deux sous la coupe d’Eiza González en chef de mission. La dynamique entre les deux hommes semble être le vrai moteur du film, et la bande-annonce le suggère bien : l’amusement et le plaisir de jouer ensemble du trio sont palpables.
Ce qui rend le casting intéressant, c’est que Ritchie ne les découvre pas. Cavill avait déjà tourné avec lui dans Agents très spéciaux : Code U.N.C.L.E. et Le Ministère de la Sale Guerre, Gyllenhaal dans The Covenant, et González dans Le Ministère de la Sale Guerre et Fountain of Youth. Ce sont ses acteurs fétiches du moment, et ça se voit à l’écran : il n’y a pas de rodage, ils savent exactement ce qu’il attend d’eux.
Côté style, on sait à quoi s’attendre avec Ritchie. Dialogues rythmés, répliques tranchantes, séquences d’action spectaculaires : la formule est connue, presque rassurante. La patte du film semble prolonger la veine de The Gentlemen, ce qui n’est pas une mauvaise nouvelle quand on se souvient à quel point cette série avait retrouvé le meilleur de l’énergie de ses débuts. Les personnages arborent des tenues et accessoires soignés, ce soin du détail vestimentaire qui fait toujours partie de l’ADN Ritchie. D’ailleurs, si vous voulez décrypter les lunettes portées dans le film ou les montres au poignet des personnages, on a fait le travail pour vous :
- La montre portée par Jake Gyllenhaal dans In The Grey (2026)
- Les lunettes de soleil portées par Jake Gyllenhaal dans In The Grey (2026)
- Les lunettes de soleil portées par Henry Cavill dans In The Grey (2026)
- La montre portée par Eiza Gonzáles dans In The Grey (2026)
- Les boucles d’oreilles portées par Eiza Gonzáles dans In The Grey (2026)
La vraie question, c’est celle-là : est-ce que le long report de la post-production cache un vrai problème, ou juste un embouteillage de planning ? Une source évoque simplement des calendriers désynchronisés et des retards qui se sont accumulés, rien de plus dramatique. Le film a obtenu un accord spécial pour tourner malgré la grève SAG-AFTRA, ce qui ajoute encore un peu de folklore à cette production décidément mouvementée.
Guy Ritchie n’a pas chômé pendant ce temps : Fountain of Youth, Wife & Dog, la série The Gentlemen, et même un projet de suite à Layer Cake avec Jason Statham. L’homme tourne à un rythme qui ferait pâlir la plupart de ses collègues. Ce n’est pas forcément une garantie de qualité, mais ça dit quelque chose sur son rapport au cinéma : il fait des films parce qu’il aime ça, pas parce qu’il attend le projet parfait.
