Toy Story 5 : Woody et Buzz face aux tablettes, c’est le film de l’été des parents

Toy Story 5, sorti le 17 juin en France, deux jours avant les États-Unis, c’est un film Pixar sur les jouets qui luttent contre une tablette. Autrement dit : c’est votre quotidien de parent mis en scène par des animateurs californiens pendant 1h42.

La grande antagoniste s’appelle Lilypad. C’est une tablette en forme de grenouille ultra-connectée et franchement, le concept est malin. Bonnie, la petite fille à qui Andy avait confié ses jouets à la fin de Toy Story 3, a maintenant 8 ans. Elle passe ses journées sur cet écran, et les jouets regardent ça, impuissants. Jessie, devenue leader du groupe depuis le départ de Woody, finit par appeler son ancien copain à la rescousse. Tom Hanks reprend son rôle, ce qui était loin d’être acquis.

Pixar qui filme l’écran de nos enfants

Il y a quelque chose d’un peu vertigineux à regarder un studio de cinéma faire un film contre les écrans, qu’on peut regarder… sur une tablette en streaming dans quelques mois. Pixar ne prétend pas avoir la solution, et c’est peut-être pour ça que le film fonctionne. Lilypad n’est pas le méchant traditionnel. Elle est séduisante, drôle, attentionnée avec Bonnie. Woody et Jessie doivent s’interroger sur ce qu’ils apportent vraiment à l’enfant, pas juste proclamer qu’ils sont mieux.

Andrew Stanton, qui avait co-écrit les quatre premiers films et réalisé WALL-E et Le Monde de Nemo, est aux commandes. C’est lui qui avait posé les bases émotionnelles de toute la saga. Sa présence rassure. La co-réalisatrice McKenna Harris apporte quelque chose de plus contemporain dans le rythme : les scènes entre Bonnie et Lilypad ont une texture différente des séquences avec les jouets, plus lentes, plus mélancoliques.

Ce que la presse en dit (et ce qu’on en pense)

Les retours critiques donnent 3,5/5 en moyenne presse française, 92 % sur Rotten Tomatoes côté public américain. C’est bon, pas exceptionnel. On est clairement en dessous de Toy Story 3, qui avait fait pleurer une génération entière en salle. Mais on est très loin du ratage de Lightyear en 2022.

Les spectateurs qui ont grandi avec la franchise dans les années 90-2000 ressortent souvent plus touchés que les enfants, ce qui dit quelque chose. Les jouets qui se demandent s’ils ont encore leur place, c’est un thème de quadragénaire autant que de gamin de 7 ans.

Le film démarre fort au box-office : 160 millions de dollars pour le premier week-end américain, d’après AlloCiné, battant les 120 millions de Toy Story 4 en 2019. Les projections mondiales tournent autour de 800 millions à 1 milliard de dollars… en deçà du milliard atteint par le quatrième épisode, mais le marché du cinéma post-COVID n’est plus le même.

À partir de quel âge, et en quelle version ?

Le film est disponible en 3D, IMAX, 4DX et Dolby Cinema. Pour les tout-petits (moins de 4 ans), l’IMAX peut être un peu imposant — les séquences sur l’île avec les Buzz en mode démo sont assez intenses visuellement. À partir de 5-6 ans, ça passe très bien.

La durée est de 1h42. Pas de scène post-générique confirmée au moment où on écrit, mais avec Pixar on ne sait jamais.

La Fête du Cinéma a lieu du 28 juin au 1er juillet avec des séances à 5 euros : si vous n’êtes pas encore allés le voir, c’est le moment.

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