Après Barbarian et Weapons, Zach Cregger s’attaque à l’une des licences de jeux vidéo les plus adaptées au cinéma. Resident Evil sort en salles françaises le 16 septembre 2026, avec la promesse d’un vrai retour au survival horror.
Un reboot qui coupe les ponts avec le passé
Ce nouveau Resident Evil n’est ni la suite des six films portés par Milla Jovovich entre 2002 et 2017, ni celle de Bienvenue à Raccoon City sorti en 2021. Zach Cregger raconte une histoire autonome, ancrée dans l’univers des jeux plutôt que dans celui des précédentes adaptations. Aucun des personnages emblématiques de la saga Capcom, Leon, Jill, Claire ou Chris, n’apparaît. Le pari est risqué pour une licence installée depuis plus de vingt ans au cinéma, mais il correspond bien à l’approche du réalisateur, qui préfère partir de zéro plutôt que de gérer un héritage encombrant.
Le film suit Bryan, un coursier médical incarné par Austin Abrams, pris au piège d’une épidémie qui rappelle celle de Raccoon City. Zach Cherry, Kali Reis et Paul Walter Hauser complètent la distribution. Bryan est conçu comme un homme ordinaire, sans formation militaire ni expérience de survie, avec une maladresse chronique qui en fait un guide fragile dans les rues en ruine de la ville. Un choix qui tranche avec les héros surentraînés des précédents films, et qui doit beaucoup au sens du suspense que Cregger a démontré depuis Barbarian.
De l’horreur plutôt que de l’action
C’est sans doute l’argument le plus intéressant du film. Lors d’une présentation, Cregger a expliqué vouloir s’éloigner de l’action de survie pour se concentrer sur une horreur de survie, plus lente et plus rampante. Une déclaration qui parlera directement aux joueurs de la première heure, souvent déçus par les précédentes adaptations jugées trop portées sur le spectacle et les explosions.
Le réalisateur a aussi tenu à préciser que son histoire coexiste avec le canon des jeux, sans en être une transposition scène par scène. On reste bien à Raccoon City, avec Umbrella Corporation et le T-Virus, mais l’intrigue se déroule en marge de ce que les fans connaissent déjà. Une façon habile d’éviter la comparaison directe avec Resident Evil 2, tout en gardant les repères familiers de la franchise.
Une sortie sous surveillance
La date française du 16 septembre devance de deux jours la sortie américaine, un choix suffisamment rare pour être signalé. Le film est distribué en France par Metropolitan Films, avec un budget de production annoncé autour de 80 millions de dollars, confortable sans être démesuré pour ce type de production.
Le doute plane surtout sur la promesse de rupture avec le côté trop spectaculaire des précédentes adaptations. Cregger a construit sa réputation sur des films qui savent créer une tension réelle avant de la faire exploser, mais il n’a jamais eu à gérer une licence aussi lourde d’attentes. On saura le 16 septembre si le pari du survival horror tient la route, ou si Raccoon City retombe dans les travers qui ont plombé les précédents essais.
