Vingt-huit ans après le premier film, Sally et Gillian Owens reviennent affronter une malédiction familiale. Sandra Bullock et Nicole Kidman reprennent leurs rôles dans Les Ensorceleuses 2, en salles le 9 septembre 2026.
Un retour attendu depuis des années
Ensorceleuses (Practical Magic) sorti en 1998 n’était pas un triomphe critique à l’époque. Mais le film a fini par devenir un classique de saison, de ceux qu’on regarde chaque automne avec une tasse de thé, entre deux épisodes de Charmed. La demande d’une suite circulait depuis des années sur les réseaux, portée surtout par une génération qui a grandi avec le film sans forcément l’avoir vu au cinéma.
Cette fois, c’est la réalisatrice danoise Susanne Bier qui prend les commandes. Le film retrouve Sandra Bullock et Nicole Kidman dans les rôles des sœurs Owens, rejointes par Joey King. Le récit suit une famille de sorcières multigénérationnelle, maudite à rester sans amour pendant des siècles, qui tente de briser le sort en affrontant de sombres secrets et en se sacrifiant les unes pour les autres.
Une formule qui a fait ses preuves ailleurs
On reste dans la lignée du premier film, entre sorcellerie de bon aloi et comédie familiale, sans virer vers l’horreur pure. Le studio annonce un film qui se rattache aux comédies fantastiques des années 1990, mêlant aventure, sorcellerie et humour. Une promesse qui rassure autant qu’elle interroge. Vingt-huit ans, c’est long. Le public a changé, le genre de la comédie fantastique aussi, et il faudra voir si le film évite le piège du fan service à tout prix.
Ce qui joue en sa faveur, c’est le duo Bullock-Kidman. Les deux actrices n’ont jamais vraiment quitté le haut de l’affiche, et leur alchimie dans le premier film reste l’un de ses meilleurs atouts. Ajoutez Joey King, révélée dans The Kissing Booth et remarquée récemment dans des rôles plus sombres, et on obtient un casting qui coche toutes les cases pour toucher trois générations de spectatrices à la fois.
Une sortie calée pour la rentrée
La date du 9 septembre n’est pas un hasard. C’est le genre de film qu’on programme pour accompagner la rentrée sans la plomber, entre deux comédies dramatiques et avant l’arrivée des grosses productions d’octobre. Le distributeur mise clairement sur le bouche-à-oreille nostalgique plutôt que sur un marketing tapageur.
Reste une question qui va occuper les discussions dans les prochaines semaines : est-ce que Les Ensorceleuses 2 va réussir à retrouver la texture particulière du premier film, cette ambiance de conte pour adultes tournée en grande partie à Cape Cod ? Les premières bandes-annonces laissent entrevoir une esthétique plus lisse, plus calibrée pour le grand public actuel. On espère se tromper.
