Après six saisons et une fin en 2025, The Handmaid’s Tale avait posé ses bagages. La suite arrive le 8 avril sur Disney+, sous le titre The Testaments, avec le même showrunner, un nouveau casting de jeunes actrices et un roman de Margaret Atwood comme boussole. Les premiers retours sont encourageants.
L’événement de la semaine sur les plateformes
Disney+ met en ligne les six saisons intégrales de The Handmaid’s Tale à partir du 8 avril en France, simultanément au lancement de la série dérivée The Testaments, portée par Elisabeth Moss et créée par Bruce Miller. Pour les abonnés qui n’auraient jamais plongé dans l’univers de Gilead, c’est une porte d’entrée idéale. Pour les fans de la série originale, c’est surtout la suite qu’ils attendent depuis que la saison 6 a tiré sa révérence.
Le lancement se fera en trois épisodes disponibles dès le 8 avril, puis un nouvel épisode chaque semaine. Dix chapitres en tout, diffusés jusqu’au 27 mai, pour refermer (ou prolonger) l’un des univers dystopiques les plus marquants de la dernière décennie.
De quoi ça parle, au juste ?
The Testaments est une série adaptée du roman éponyme de Margaret Atwood, publié en 2019. Elle se situe cinq ans après la fin de The Handmaid’s Tale et raconte l’histoire initiatique d’une nouvelle génération de jeunes femmes à Gilead, confrontées au sombre avenir qui les attend.
L’angle narratif change profondément par rapport à la série originale. Là où The Handmaid’s Tale montrait des personnages qui découvraient brutalement la mise en place du régime, dans The Testaments les héroïnes ont grandi à Gilead, c’est la seule réalité qu’elles connaissent. Agnes (Chase Infiniti), fille de Commandant, pieuse et dévouée, va voir sa vie basculer à l’arrivée d’une nouvelle élève, Daisy (Lucy Halliday), dont la rébellion est à peine voilée. Et l’incontournable Tante Lydia, incarnée une nouvelle fois par Ann Dowd, occupe ici une place plus stratégique et plus ambiguë que jamais.
Agnes est en réalité Hannah, la fille de June Osborne (l’héroïne de la série originale), enlevée enfant et élevée à Gilead. La série devient ainsi un récit transgénérationnel de résistance.
Première mondiale à Séries Mania, critiques favorables
Avant son arrivée sur Disney+, The Testaments a eu droit à un baptême du feu remarqué. La série a ouvert le festival Séries Mania à Lille le 20 mars 2026, donnant le ton à une édition entièrement placée sous le signe de la résistance aux régimes autoritaires. Les stars de la série, dont Chase Infiniti (fraîchement aperçue aux Oscars dans le film Une Bataille après l’autre) et Ann Dowd, ont foulé le tapis du festival pour cette première mondiale.
Les premiers avis sont rassurants. Les deux premiers épisodes présentés à Séries Mania affichent une mise en scène élégante, une photographie soignée et une direction artistique qui parvient à habiller l’horreur de satin, le décalage entre beauté visuelle et violence sous-jacente constitue l’une des forces du projet.
Le plus grand challenge scénaristique sera de garder l’équilibre entre les chamailleries adolescentes, qui apportent un souffle inédit dans la dystopie, et le côté sombre qu’une fiction sur l’asservissement des femmes doit nécessairement posséder. Un équilibre que les deux premiers épisodes semblent tenir, à en croire les retours de presse.
Pourquoi ça résonne autant en ce moment
L’œuvre de Margaret Atwood a un écho particulier en ce moment : le costume rouge des servantes est devenu un signe de ralliement dans plusieurs manifestations à travers le monde. La directrice du festival Séries Mania, Florence Herszberg, ne s’y est pas trompée en choisissant The Testaments pour ouvrir l’édition 2026 : une série qui parle de ce que c’est de grandir dans un régime où l’obéissance est la seule norme, dans un climat politique mondial où la question n’est pas si abstraite que ça.
Disney+ tient peut-être là son premier vrai événement sériel de l’année.
